40ans de bande dessine tunisienne

      

40ans de bande dessine tunisienne

   Admin 29, 2008 11:41 pm


la maison de la culture Ibn-Khaldoun


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: 40ans de bande dessine tunisienne

   Admin 29, 2008 11:45 pm

40ans de bande dessine tunisienne

De sept soixante-dix-sept ans
Ils ont annonc lexposition de bande dessine comme une premire, et cen est une. Ils, ce sont les bdistes tunisiens runis pour retracer le parcours de cette expression artistique encore timide chez nous, excepte celle destine aux enfants.
Lexposition loge la maison de la culture Ibn-Khaldoun a t inaugure vendredi 18 janvier par le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine. Il est prvu quelle dure jusqu fin janvier pour sillonner le pays par la suite.


Elle aura la primeur de runir, pour un moment, certains professionnels du domaine et quelques inconditionnels, sous le titre 40 ans de bande dessine tunisienne.
La naissance officielle de la BD en Tunisie a t proclame en 1965 avec la revue Irfane et son personnage dodu et attachant Aboutortoura. Celui qui a fait, avec son capuchon rouge et son ventre prominent, ses sottises lemporte-pice, le bonheur de plusieurs gnrations denfants. Les BD actuelles sadressent encore, pour la plupart, au public des enfants, mais quelques-unes, humoristiques, se sont orientes vers les adultes et ont russi. Cependant, faut-il le rappeler, la concurrence se fait rare et les dessinateurs aussi.
Le personnage de Bokbok, une cration de Lotfi Ben Sassi, occupe une place de choix dans la BD humoristique contemporaine. Un personnage se dployant sur notre journal avec sa drision et son autodrision tantt amre. Pour ce recul par rapport limmdiat qui particularise ses rflexions, Bokbok et ses proches continuent de marquer le lectorat et se sont constitus des adeptes. La BD, comme cest souvent le cas, peut aussi tre une coopration fconde, telle liant Taoufik Kouki pour le dessin et Tahar Faza pour le texte. Une association dillustrations et de messages expressifs qui ont pu sensibiliser lopinion publique sur des problmes actuels et certains travers de la socit.
Lobjectif avou de la manifestation, prcise son coorganisateur M.Chedly Belkhamsa, bdiste, caricaturiste fort connu, est de runir et darchiver les productions des artistes tunisiens sous peine dtre relgus aux oubliettes et leurs productions carrment gares.
Une patiente reconstitution ralise en coordination avec M.Aboussaoud El Messdi, prsident de lassociation du livre de Tazarka. Mais aussi une autre faon de rendre hommage aux prcurseurs, Zariat, Ben Amor, Dridi, Triki, ajoute mditatif, Chedly le crateur du mticuleux Labib. Une gnration, nous dit-on, dauteurs de bandes dessines qui risque dtre oublie avec le temps. Sauf que, et de laveu de ses organisateurs, lexposition nest pas exhaustive, des dessinateurs ont t involontairement non cits et quelques revues ont malheureusement disparu.
Une quinzaine dartistes en tout reprsents par des planches, cinquante environ, imprimes sur toile plastique dans le format (70x100), dites par lAssociation du livre de Tazarka, qui, citons-le au passage, a t une grande plateforme pour la promotion, la vulgarisation et la promotion de la BD, ont gay les murs de la maison maghrbine. Elle feront lobjet dune exposition itinrante dans les maisons de la culture et les bibliothques, voire certaines coles dans la Tunisie profonde.
Pour la petite histoire, la BD a connu ses heures de gloire avec un groupe de dessinateurs qui se sont lancs dans laventure. Lide au dpart tait de crer des BD reproduisant le paysage tunisien avec une touche typique et des hros bien de chez nous. Les tentatives se sont succdes et les personnages, linstar de PIF import doutremer, ont dfil au bonheur des petits tunisiens: Nefrit de Abdelkader Chelbi, Mimi Aouassef de Chedly Belkhamsa et Nahim de Moncef El Kateb et de bien dautres...
Avec des dessins parfaits et une histoire simple dans sa structuration et sa trame respectant lge mental des enfants, des sries ont t publies notamment dans Kaouss Kouzah entirement BD avec 24 pages. Une revue qui tirait jusqu 70 mille exemplaires, et a russi sexporter, il fut un temps. A toutes fins utiles, le numro cotait lpoque, jusqu 10 mille dinars. Chahloul, Anis, Chaima et Faracha sont des revues succs qui ont occup la scne et ont pu concurrencer, en leur temps, le redoutable Majed. Mais elles nont pas fait long feu pour quelques-unes.
En effet, la BD cote cher. Cest le principal handicap de cette expression artistique. Elle est toutefois de loin moins onreuse que les dessins anims, ou alors les jeux vido, hors de prix pour les producteurs locaux. Do la frilosit, comprhensible, des diteurs.
En finale, ce 9e art, trs la mode ailleurs, avec un large public et des festivals illustres tels celui dAngoulme, reste chez nous une expression mitige qui na pas encore trouv ses marques. Pourtant la BD peut vhiculer, comme sous dautres cieux, des messages intressants, ducatifs et faire enraciner une culture spcifique chez les plus jeunes. Elle peut aussi faire le bonheur des plus grands avec des rcits la limite du romanesque et une drision intelligente. Encore faut-il que la relve soit assure.

Hella Lahbib
Mardi 29 Janvier 2008
www.lapresse.tn


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